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SALUT! Alors tout d’abord, je voudrais avertir les gens…. Si vous vous attendez à une histoire simple à lire, c’est tout à fait le contraire! Je ne sais pas pourquoi, mais je prenais l’autobus quand j’ai eu comme une illumination. J’ai vu une fille, assis à ma place, observant ses compères. Ensuite, je ne pouvais m’empêcher de me demander, ce qui s’était passé avec elle. J’ai écris la suite durant la nuit….Mauvais plan, le lendemain j’avais cours!enfin, tout cela pour dire que cette histoire ne risque pas vraiment d’être normale .Mais tous les goûts sont dans la nature!
Ps : Le style d’écriture que j’ai utilisé… et bien, comment dire? Je ne raconte que des petits bouts d’histoire, avec toujours le même personnage, sauf que l’histoire évolue. Je voulais écrire quelque chose de simple, retour à la base de ce qu’est l’écriture. Alors il n’y a pas, ou peu de détails dans mes textes, enfin, je trouve. Tout ce que vous lirez, vous pouvez l’imaginer dans votre tête il vous plaît. Ça peut se passer n’importe où, à n’importe quelle époque, enfin...
Le temps court et court
Stan Millace avait très bien commencé sa tournée des arrêts. Le chauffeur de l'autobus 232 qui prenait les gens de la ligne 191 était assez content de sa journée. Même s'il y avait eu un peu de grabuge à l'entrée d'un peleton d'étudiants, le calme était revenu à leur sortie.
Dans l'autobus, une jeune fille observe le paysage défilant sous ses yeux noirs .Ses cheveux bruns forment une cascade bouclée sur ses épaules .Sa silhouette commençant à s’affiner et à s’arrondir est athlétique. Son teint pâle jurait avec ceux des autres passagers. Elle est là, assise sur le siège réservé aux personnes à mobilité réduite, attendant sûrement son arrêt.
Plus loin, deux hommes en costumes parlent au cellulaire. L'un, petit et rondouillard, raccroche vivement après que son interlocuteur ait vraisemblablement dit une parole en trop. Sa vie ne doit pas être rose tous les jours; son pantalon dont la reprise est à moitié défaite le montre. Il soupire longuement, avant de finir par rappeler pour sûrement s'excuser. Voilà, tout allait certainement se régler. Quelques instants plus tard, il raccroche, visiblement beaucoup plus heureux. Si seulement elle aussi pouvait être aussi facilement apaisée…
L'autre homme est apparemment un homme d'affaire dont le business roule. Son téléphone ne cesse de sonner, ajoutant à l'ambiance un fond sonore tout droit sorti de la "macarena". Il répond, donne des indications puis raccroche. Dans sa fausse barbe, il marmonne des choses incompréhensibles. Il semble que certains problèmes mécaniques ne lui soient arrivés pour qu'il soit ici. Son auto, probablement de luxe a dû lui claquer entre les mains. D'un regard hautain, il méprise tous les autres, semblant dire, je ne suis pas des vôtres.
Il y a une femme, une de celles qui ont toujours l’air affairé, stressé. Elle est assise à côté d’un petit vieux tout ridé, qui sent le mégot de cigarette à des kilomètres à la ronde. Elle doit sûrement maudire le destin d'avoir assigné cette place au vieil homme. Enfin, c'est ce qu'elle penserait si elle croyait au destin et à toutes ces choses-là. Mais il faut du temps pour regarder l'horoscope et interroger le ciel. Temps qu'elle n'a pas.
Le vieillard, lui, semble hors contexte, tellement il est différent de sa voisine. Son pardessus défraîchi, ses chaussures aux semelles de bois, tout cela le fait ressembler à un homme tout droit venu du siècle dernier. Pourtant, de la manière dont il tousse, tous peuvent remarquer que le temps, cruel, a fini par le rattraper. Il tousse encore, plus fort. Ses poumons sont fatigués, comme tout son être. Il ne veut que se reposer.
Une femme longiligne et maigre le regarde d’un air dégoûté. Celle-là, personne ne peut s'y tromper, n'apprécie pas particulièrement la compagnie des autres. D'un air pincé, elle parle avec son amie. Cette dernière, plus ronde, mâche sa gomme balloune et ne cesse de faire des bulles, toujours plus grandes. Leur conversation, si l'on peut nommer ainsi le cancanage sur les femmes du quartier, ne réussit pas à étouffer le soudain vacarme qui s'installe lorsque le chauffeur prend en son bord une famille. Des enfants babillent et se chicanent, leur mère les regarde d’un air affligé et fatigué. Elle non plus, ne semble pas prête à affronter la journée qui l'attend.
Deux jeunes sont debout, se racontant sûrement leur fin de semaine. Leurs habits font grimacer certaines personnes, tandis que le vieillard, en les regardant deviser sur la "meilleure toune" du moment sourit, se remémorant le passé.
Un brusque arrêt stoppe tous leurs mouvements. Tous chuchotent. C'est inhabituel, et dans une petite ville telle que la leur, tout changement est digne d'une catastrophe. Certains, dont la femme d'affaire commencent à manifester leur mécontentement face à cet arrêt imprévu. Le chauffeur lui-même semble inquiet. Tous se regardent, l’air paniqué. Ouverture de la porte. Un officier entre.
- Vos papiers, s'il vous plaît.
- Vous êtes de la police, jeune homme?
Un seul regard appuyé de sa part et plus aucune manifestation ne se fait.
Elle voit, du coin de l'œil, les deux jeunes. La fille semble paniquée, semblant cacher quelque chose au fond de son sac. Des ennuis se préparent pour eux deux. Parce qu'à voir leurs yeux rouges et les tremblements des mains du garçon, elle sait qu'ils ne sont certainement pas clean. Et avec la nouvelle loi qu'Il a fait voté, rien ne se prépare de bon pour eux. Elle doit agir, elle ne peut pas les laisser payer à sa place. Alors, devant la ligne de gens formée pour améliorer le fonctionnement, elle se lève et les dépasse.
Elle ne prononce aucune parole. Elle ne fait que balancer son sac sur son épaule et sortir par la porte restée ouverte. Tout de suite après, sans s'excuser du dérangement, l'officier la suit, ayant effectué sa mission. L'homme en noir la mène à la limousine qui attendait, à quelques mètres. Ils démarrent aussitôt.
Dans l'autobus, l'atmosphère était toujours aussi figée, et il fallut qu’un des hommes s’inquiète de son possible retard pour que le véhicule se remette en marche.
À l'arrière de la limousine où elle était assise, elle ne put empêcher une larme de couler en pensant que sa dernière chance s'était envolée…sans elle.
VERSION 20 OCTOBRE 2006 (c) |